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Tome premier.
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MlïUCUHJi.

bitumineux. Les travaux de cetle grande exploi-tation sont pousse's jusqu’à la profondeur de deuxcent soixante mètres, plus de huit cents pieds.Elle peut fournir annuellement jusqu’à six millequintaux métriques de métal ; mais pour en main-tenir la valeur, le gouvernement autrichien en arestreint le produit à quinze cents quintaux mé-triques. L’incendie mémorable de i8o3 fut sifuneste à ces mines, que l’on ne parvint àéteindre le feu qu’en submergeant tous les tra-vaux souterrains, et le mercure sublimé, danscette affreuse catastrophe, occasiona des mala-dies ou des Iremblemens à plus de neuf cents per-sonnes.

Après les mines d’Idria viennent celles d 'Al-maden, province de la Manche en Espagne ; ellessont peut-être même plus riches que les pre-mières. On y exploite six filons de quatre à sixmètres de puissances ; leur produit moyen est decinq mille quintaux métriques de mercure cou-lant ; mais il s’est élevé jusqu’au double. Ces cé-lèbres mines, près desquelles sont encore cellesde las Cuebas et d ' Almadenejos, étaient con-nues des Romains. On présume que ce sont ellesque Pline désigne sous le nom de mines du ter-ritoire de Sisapone , parce que l’on croit que lapetite ville de Chyllon , autour de laquelle on dé-couvre de nombreux vestiges d’exploitations an-tiques , était l’ancienne Sisapone. Le nom d 'Al-