536 MINERAIS MÉTALLIFÈRES.
lions : mais l’existence de ce métal dans les vé-gétaux, et particulièrement dans le pourpier, estsi extraordinaire, que ce fait demande confirma-tion avant d’ê tre admis. Les procédés usités pourl’extraire paraissent des plus absurdes (i) : on as-sura cependant au missionnaire que dans toutes lesboutiques de pharmacie l’on vendait deux sortesde mercure , l’un tiré des mines, appelé charie-choui-ine; l’autre extrait des plantes, nomméIsao-choui-ine.
Tout le monde connaît le brillant argentin dumercure, sa fluidité , son extrême mobilité et sagrande pesanteur qui égale treize fois et demiecelle de l’eau , c’est-à-dire environ neuf cent cin-quante livres le pied cube. La basse températureà laquelle ce métal reste liquide , constitue sonprincipal caractère ; mais ce n’est point un phé-nomène tellement extraordinaire que l’on doivecontinuer à s’en étonner, car il n’y a peut-êtrepas autant de différence entre la température oùle mercure se liquéfie et celle où l’amalgame fu-sible de Darcet ces.se d’être solide, qu’entre latempérature de l’eau bouillante qui suffit pourfondre cet alliage, et celle qu’exige le platine pourentrer en fusion. Le mercure devient solide etmalléable lorsqu’on le place dans un milieu dontla température est assez basse pour lui faire per-dre sa fluidité; ce phénomène a lieu quand le froid