MERCURE.
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est porté à trente-un degrés et demi au-dessous dezéro (i). Lorsque nous solidifions le mercure dansnos laboratoires, nous avons recours au froidartificiel, et nous choisissons un jour où le froidnaturel soit déjà assez considérable (2) ; mais dansles régions boréales , Pallas , Patrin, Gmelin etd’autres naturalistes voyageurs, ont observé lemercure congelé ou à l’état solide par l’effet dufroid naturel seulement. S’il existait des dépôtsde mercure vers l'extrémité des zones polaires ,il est certain qu'il serait constamment solidecomme les autres métaux. Le mercure est disso-luble dans les acides, et le cuivre le précipite desa dissolution dans l’acide nitrique.
Le mercure employé dans la construction des
(1) Haüy, Traite dephy., § 227.
(2) Pour solidifier le mercure, M. Thénard fait refroidrirdu muriatc de chaux dans un flacou fermé pendant la nuit, enl'exposant au dehors. Il mêle deux kilog., ou quatre livres dece sel avec un kilog. de neige dans une terrine, agite ce mélangeréfrigérant, et plonge au milieu un creuset de platine, ou unpetit matras de verre, contenant cinq à huit gros (vingt à trentegrammes) de mercure ; au bout de quelques minutes, le métals’épaissit et se congèle. Si l’on decante celui qui occupe lecentre, on trouve que l’intérieur est tapissé de cristaux octaèdres;si l’on opère la solidification complète, le mercure s’aplatit sousle marteau, en rendant un son sourd comme le plomb; sa cas-sure est grenue, et lorsqu’on le touche, il fait éprouver unecuisson qui peut être comparée à la brûlure, et qui blanchit lapeau. Le mercure solide augmente de pesanteur, et s’élève àmille quatre-vingt-treize livres le pied cube.