544 MINERAIS MÉTALLIFÈRES,
des pavillons qui fait l’office de cornue , onchauffe le minerai sur un sol perce, qui donnepassage à la flamme du combustible qui brûleau-dessous, et le mercure sublimé est conduitdans le pavillon opposé, qui sert de récipientpar plusieurs files d’aludèles , lutées les unes auxautres.
Quant au mercure natif, comme il ne se trouvequ’en très-petite quantité, il n’est l’objet d'aucuneexploitation proprement dite ; le peu qu’on enrencontre se purifie en le filtrant à travers unepeau de chamois.
L’essai en petit du minerai de mercure , se faiten mettant de la limaille de fer avec le mineraipulvérisé, et en chauffant le tout dans un creuset,au-dessus duquel on place un corps froid, unelame de cuivre , par exemple ; si le minerai con-tient réellement du mercure, il se sublimera à sasurface , sous la forme de petites gouttelettes.
Les procédés chinois, décrits dans l’Encyclo-pédie japonaise , ont quelques rapports avec ceuxd’Europe ; le cinabre (yn-tchu) est placé dans desvases clos que l’on chauffe , et le mercure cou-lant est filtré à travers une peau, comme enEurope et en Amérique .
La quantité du mercure métallique importéeen France pour les années 1816 et 1817 réunies,s’est élevée à soixante-trois mille trois cent douzekilogrammes , dont la plus grande partie estcon-