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renient on le trouve en grains , et en cristaux cu-biques isolés.
L’on cite plusieurs blocs d’argent natif, re-marquables par leur grand volume : l’un trouvédans le filon de Konsberg, en Norwcge, pesaitdix myriagrammes, ou environ deux cents livres;un autre, trouvé à Schnéeberg , en Misnie , au-rait pesé , sauf erreur ou exagération, mille my-riagrammes, ou vingt mille cinq cents livres ; lachronique des mines de Misnie le porte meme àquatre cents quintaux. 11 fut trouvé en i 4 7 &, sousAlbert de Saxe , qui dîna dessus, en se vantantque sa table valait mieux que celle du puissantempereur Frédéric.
Les mines du Coronel , au Pérou , ont fourniaussi deux blocs d’argent massif d’un grand poids;le premier, trouvé en 1758, pesait huit quintaux,le second, découvert en 1789, en pesait deux. Lesmines de Batopi/as , dans la Nouvelle-Biscaye,en ont offert du poids de plus de quatre centslivres, etc. En France , enfin, les mines de Sainte-Marie , dans les Vosges , et celles d'Allemont, prèsGrenoble , en ont offert quelques masses puresassez considérables. Malgré ces espèces de trésorsque le hasard découvre , et qui éblouissent mo-mentanément, l’argent natif est rarement assezabondant pour qu’il puisse devenir seul l’objetd’une exploitation importante etsuivie; maisil serencontre dans presque toutes les mines où l’on
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