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Tome premier.
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557
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ARGENT.

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L’argent pèse dix fois et demi autant que l’eau,c’est-à-dire sept cent trente-cinq livres le piedcube. Il est très-malléable : c’est, après l’or, lemétal qui se fde le mieux, et qui s’étend avec leplus de facilité sous les cylindres du laminoir. Onle réduit, sous la masse du batteur, en feuillesd’un cent millième de pouce d’épaisseur, et l’onpeut le tirer en fil d’une telle finesse, que quatrecents pieds de long ne pèsent qu’un grain (Kla-proth. ) Un fil d’argent de deux millimètres dediamètre , environ une ligne , ne peut supporterque cent soixante-dix livres, sans se rompre; cequi est peu considérable eu égard à sa grandemalléabilité. La valeur du marc d’argent, au titrede neuf cents millièmes, est de 5z fr.

L’on a cru pendant long-temps que l’argenté tait fixe au feu, et ne se volatilisait jamais, parceque cette propriété caractérisait en partie les soi-disant métaux parfaits ; mais l’expérience a bienprouvé aux orfèvres, que la suie des cheminées deleurs fourneaux, ainsi que celle des usines oùl’on traite ce métal, renferme une quantité très-notable d’argent, qui vaut bien la peine d’ètrerecueillie. D’ailleurs, les expériences faites parjVIacquer, avec des lentilles, ou verres ardens,ont prouvé qu’il se volatilise complètement, enrépandant une vapeur qui s’est attachée à unelame d’or que l’on avait placée au-dessus, et quis’est trouvée argentée. Il entre en fusion, suivant