558 MINERAIS MÉTALLIFÈRES.
Bergmann,àmille degrés de Fahr., ou vingt degrésdu pyromètre de Wedgvvood; et pendant qu’ilest fluide, son éclat est supérieur à celui dont iljouit, quand il est solidifié. Macqucr est parvenuà le changer en verre olivâtre, en l’exposant dansun creuset au feu, de vingt cuites successives deporcelaine.
Un fil d’argent, brûlé à l’aide de la décharged’une batterie électrique , tache le papier d’unebelle trace olive, qui est la couleur de son oxide.Plusieurs acides dissolvent l’argent et surtout l’a-cide nitrique ; mais l’acide sulfurique ne l’attaqueque lorsqu’il est bouillant. L’argent , en serefroidissant lentement, prend la forme de py-ramides à quatre faces , qui ne sont que desmoitiés de cristaux octaèdres. Enfin lorsqu’onle frotte et qu’il est isolé, il s’électrise vitreuse-ment.
L’argent est susceptible de s’allier avec presquetous les métaux usuels; mais la pluparl de cesalliages ne sont d’aucune utilité. Newton avaitremarqué que les métaux jaunes pouvaient s’allieren grande proportion avec l’argent, sans en al-térer sensiblement la blancheur , tandis que l’oret le cuivre perdaient la teinte jaune qui leur estpropre , par l’addition d’une légère quantité d’ar-gent, d’étain, de zinc, ou de tout autre métalblanc; et ce profond génie en avait conclu queles particules des métaux blancs avaient beaucoup