ü-G MINERAIS MÉTALLIFÈRES.
<le l’affinage , et comme cette opération est très-coûteuse , on doit tout sacrifier pour qu’elle n’é-prouve aucune entrave. L’accident le plus fréquentarrive au sol, qui se brise dans le courant del’aflinage, et qui force à tout recommencer.
Comme l’art d’essayer l’argent pour en déter-miner le titre, est la miniature exacte des opéra-tions précédentes, je ne puis en parler plus àpropos. Il consiste à détacher un poids donnéd’un lingot, à le fondre avec plusieurs fois lemême poids de plomb, que l’on sait être privéd’argent, et à passer le tout à la coupelle, c’est-à-dire, à placer l’argent et le plomb dans un petitvase composé d’os calcinés que l’on chauffe sousune moufle. L’épaisseur de ce vase, nommé cou-pelle, est calculée de manière à pouvoir absorbertout le plomb que son vide peut contenir, et aumoment où tout le plomb ajouté est converti enlitharge et absorbé , l’argent pur paraît sous laforme d’un boulon brillant, dont ou compare lepoids avec celui qui a été détaché du lingot, et onconnaît la quantité d’alliage, ou son titre , parcequ’il a perdu par l’affmage, attendu que le cuivreest entraîné avec le plomb dans la masse de lacoupelle. Si le fragment détaché pesait cent, etque le bouton ne pesât plus que quatre-vingt-dix,on en conclurait que le lingot est à neuf centsmillièmes, ou au titre de la monnaie d’argent deFrance . En d’autres termes, on connaîtra le titre