ARGKNT.
La chauffe dans laquelle on place le combuslible,qui est ordinairement de bois très-sec et refendu,se trouve entre les deux ouvertures dont on vientde parler, et par conséquent opposée à la che-minée.
Pendant la marche de l’opération, le plomboxydé à l’état de litharge s’écoule par l’ouverturequi lui est destinée (i), et quand tout le métalest ainsi converti, il se fait une brillante clartéà la surface de la matière fondue qui occupeencore le centre ou le fond de la coupelle ; et cemoment, nommé éclair , est celui où la dernièrepellicule de litharge se déchire et met à décou-vert le grain ou le gâteau d’argent ; car on observece phénomène dans l’affinage en petit et dans lacoupellation en grand. L’argent refroidi et retiréde la coupelle, se raffine de nouveau sur un très-petit sol concave , qui absorbe le peu de lithargequi lui est encore associé.
Tel est l’ensemble des opérations qui com-posent l’art d’affiner le plomb d'œuvre , qui exigeune foule de petits soins et des ouvriers très-exercés ; car la manière de préparer les cendreset de battre le sol influe beaucoup sur le succès
(i) Toute la litharge du commerce qui est employée dans lapeinture, dans l’apprêt des toiles imperméables, etc., provientde la coupellation des plombs d’œuvre; mais comme cette opé-tion en fournirait plus que les arts n’en exigent, on en revivifienne partie en la fondant à travers du charbon.