Band 
Tome premier.
Seite
579
JPEG-Download
 

ARGENT.

mercure non amalgamé; et ce qui reste dans lesac est un amalgame épais qui contient cinq à sixparties de mercure contre une d’argent. L’onmoule celte espèce de pâte en petites masses,qui sont ensuite exposées à une chaleur capablede volatiliser le mercure, et l’argent reste sousla forme d’une masse finement criblée, qui portele nom à'argent de pigne. On le fond au creuset,on le lingote, et le traitement est terminé.

Cette méthode assez compliquée a été créée auMexique , par Pedro Fernandez de Yalesco, en1567, pour le traitement de quelques mineraispauvres , et introduite au Pérou quatre ans après.C'est maintenant la seule qui soit en usage enAmérique , et nous avons vu , en parlant du mer-cure, que c’est elle qui absorbe la plus grandequantité de tout celui qu’on extrait en Europe .L’amalgamation, perfectionnée en Saxe , s’y exé-cute avec une grande économie, et paraît pré-férée presque partout à la méthode d’imbibitionque nous avons décrite, en traitant de la forma-tion du plomb d’œuvre.

On détruit en général dans l’amalgamationmexicaine, troisj quarts de livre de mercure pourproduire un marc ou une demi-livre d’argent ;tandis qu’à Freyberg, en Saxe , on ne détruit,pour obtenir cent marcs d’argent ( cinquante liv.pesant), qu’une once et demie de mercure. Cettedifférence énorme tient à la masse immense du

3 7 -