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Tome premier.
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un refroidissement lent et gradué ; car, dans l’étatnaturel, on le trouve en cristaux peu volumi-neux, il est vrai, mais qui affectent les figures decubes, d’octaèdres, de dodécaèdres, etc. L’on entrouve aussi sous la forme de dendrites, et l’onsait que ces espèces d’arborisations sont dues àdes cristaux implantés les uns au-dessus des autres.

Telles sont les propriétés et les caractères dis-tinctifs de l’or natif, et tout à la fois celles de l’ormanipulé, qui n’en diffère, je le répète, que parun degré différent de pureté, et par les formesque l’art lui a fait prendre. Je passe aux variétésde ses minerais, et à l’exposition de leurs gisse-mens, et je réserverai pour la fin de cet article,Jes usages nombreux et varie's auxquels l’or estemployé , et qui sont fondés pour la plupart surles différentes propriétés qui viennent d’étreénoncées.

L’or natif se trouve engagé en cristaux, enfilamens contournés ou branchus, en paillettes,en lames, ou en petites masses irrégulières dansla fissure ou à la surface du quarz commun, graset ferrugineux, qui est sa gangue la plus ordi-naire, et disséminé dans le jaspe, le felspath, labaryte sulfatée , la chaux carbonatée, etc., quile renferment souvent aussi. Toutes ces substancespierreuses aurifères se trouvent en filons, quitraversent les roches de la plus ancienne forma-tion, telles que les granits, les gneiss et autres