582 MINERAIS MÉTALLIFÈRES,
que ce dernier moyen fut employé par Moïse pour anéantir le veau d’or. Enfin, l’air et l’actiondu feu ordinaire ne l’altèrent en aucune manière;mais lorsqu’on l’expose aux rayons concentrésd’un verre lenticulaire ou d’un miroir de ré-flexion, ainsi que le fitBuffon lors de ses grandesexpériences de 1747» il fume , et se sublime envapeurs. Buffon ajoute, meme avant de se fondre-,ce qui est bien contraire à toutes nos idées sur lavolatilisation des métaux. Fourcroy trouva quel’or se couvrait par l’action des rayons solairesd’un oxide vitreux de couleur pourpre ; ce quiest encore étranger à l’action du feu de nos four-neaux. Il serait donc très-possible, ainsi que lepensait l’illustre Buffon , que la chaleur solaireagît sur les corps d’une tout autre manière quela chaleur du feu ordinaire. Un fil d’or brûle'par la décharge d’une forte batterie électrique ,laisse une belle trace pourpre sur le papier quile supporte. Enfin, l’or fondu, et liquéfié à unetempérature un peu supérieure à celle qui estnécessaire pour faire couler l’argent, prend unecouleur vert de mer. Il se contracte considéra-blement en se refroidissant ; ce qui le rend peupropre au moulage. Il est peu élastique, peu so-nore , inodore , insipide, et s’électrise Téàineu-semcnt par le frottement, quand il est isolé.
Il est probable que l’or, comme la plupart desautres métaux, est susceptible de cristalliser par