59O MINERAIS MÉTALLIFÈRES.
dont chacun se sous-divisail en trente-deuxièmes,c’est-à-dire que l’or pur était au titre de vingt-quatre karats, que celui qui contenait le dou-zième de son poids d’alliage était à vingt-deuxkarats, etc. Aujourd’hui, le titre des métaux d’oret d’argent se divise et s’exprime en millièmes.Ainsi l’or^pur est au titre de mille, celui qui con-tient un dixième d’alliage est au titre de neufcents millièmes, etc. (i).En France , la monnaied’or est au tiLre de neuf cents millièmes, et lesbijoux à huit cent trente-trois millièmes.
L’art de connaître le titre de l’or se composede plusieurs opérations chimiques dont nous al-lons tâcher de donner une idée.
Le moyen que l’on emploie le plus ordinaire-rement chez les bijoutiers et les orfèvres, pours’assurer, non-seulement si un objet est d’or,mais encore à quel titre il peut être, consiste àtracer sur une. pierre noire particulière, nomméepierre de touche (3), un trait ou une marque avec lapièce ou le bijou que l’on veut éprouver ; à pas-ser ensuite de Veau-forte sur cette trace avec labarbe d’une plume, et à remarquer le change-,ment qui s’opère dans la continuité et la densitéde la marque ou du trait.
(1) Voyez à la fin de cet article la Table de Charles Haros ,pour convertir les karats et fractions de karats en millièmes.
(3) Voyez Y Histoire des pierres de touche et des substancesqui peuvent les remplacer.