la plus forte dose d’argent, et qui mérite lemieuxcelte dénomination, s’est trouvé en Transylvanie et à la mine d’argent de Zmeofen Sibérie : il s’y estprésenté en cristaux cuboïdes et en lames bran-chues. Klaprolh l’a trouvé composé de soixante-quatre parties d’or et de trente-six d’argent. C’estYeleclrum des anciens.
Comme il importe infiniment que l’on con-naisse la juste proportion de l’alliage contenudans l’or qui circule dans le commerce, on opèrece mélange dans les ateliers où l’on travaille cemétal, et cette opération se nomme karaiureblanche ou karaiure rouge , suivant qu’on ajoutede l’argent ou du cuivre à l’or que l’on veut em-ployer soit au monayage soit à la bijouterie. Leslois et les ordonnances ont fixé, dans chaque état,la proportion des métaux étrangers qu’on peutintroduire dans l’or; et c’est cette addition , plusou moins considérable, qui règle le titre avouédans chaque pays, et qui est garanti par le con-trôle ou l’empreinte du poinçon qui est apposésur les bijoux que l’on a préalablement essayés.Quant aux monnaies de la même date et du mêmepays, elles portent leur garantie avec elles-mê-mes, puisque leur titre est réglé par les ordon-nances du souverain.
Avant la création du système décimal, on évaluail, en France , comme partout ailleurs, lelitre de l’or en luirai s , ou en vingt - quatrièmes ,