596 MINERAIS MÉTALLIFÈRES.
et l’argent, qui, dans cet état, prend le nom devermeil.
Lorsque les pièces sortent dufeu, elles sont re-couvertes d’une couche d’or terne, qui porte lenom à'or moulu; on polit sa surface avec unbrunissoir, ou bien on la conserve à l’étatmat dans d’autres parties du meme ouvrage.Nous voyons tous les jours l’effet avantageux quel’on obtient de ce contraste , soit sur le bronzesoit sur la porcelaine, tpie l’on dore aussi par unprocédé particulier, qui consiste à diviser l’orà l’infini , et à l’appliquer avec un fondant quiest ordinairement du borax ou de l’oxide debismuth.
On peut dorer encore les métaux à froid, soitou employant l’or en chiffons, qui provient de lacombustion d’un linge imprégné de la dissolutionde l’or dans l’eau régale, et qui s’applique par lefrottement sur l’argent et le cuivre, soit en trem-pant la pièce de métal à dorer dans une dissolu-tion neutre étendue de muriate d’or, etc.; c’estparticulièrement au cuivre que celte méthodeconvient.
En Angleterre , on dore l’acicr <?nlc plongeantdans l’éther sulfurique aurifère, etc. ; mais, détoutes ces dorures, aucune n’est aussi solide quecelle qui provient de l’amalgame mercuriel.
Quant à la dorure des corps combustibles ou detoutes les matières qui ne peuvent point soutenir