OR.
l’action du feu, elle consiste à fixer à leur sur-face , au moyen de vernis ou de mucilages,des feuilles d’or excessivement minces : c’est ainsique l’on dore le bois, le papier, le plâtre, leplomb , le cuir, et meme le fer en place ; il suffitquelquefois de hacher la surface de ce mé-tal, et d’y appliquer fortement une feuille d’oravec un brunissoir, pour l’y fixer assez solidement:c’est ce que l’on nomme or haché (i). L’or encoquille des dessinateurs n’est autre chose que desfeuilles d’or broyées avec du miel, et dissoutesensuite à l’état de poudre fine avec de l’eau gom-mée. On applique aussi des feuilles d’or sur leverre et la porcelaine, au moyen d’un vernis ;mais cette dorure n’est pas très-solide.
Il ne faut point confondre avec la dorure le ver-
nis que l’on applique ala surface des objets de peu
de valeur qui sont coulés en bronze ou en potin.Cette manière de donner une apparence dorées’appelle passer cri couleur. Ce vernis, qui est très-employé dans les ateliers de Paris et de Bir-mingham , est composé de
Gomme laque. 2 onces.
Karabé ou succin. 2
Sang-dé^ dragon.. 4 ° grains.
Safran.
Esprit de vin ou alcohol. . . .
36
4o onces.
(1) L’on est même parvenu à dorer sur les tissus de soie les
plus délicats par un procédé chimique qui est dû à madame Ful-liame, et qui est décrit dans la Bibliotk. britannique de 1797"