Après cinq jours de lavage, on enlève le sé-diment du fond de la tranchée ; il est d’uneteinte charbonneuse foncée et se trouve composéd’oxide de fer, de pyrites, de quarz ferrugineuxet de paillettes d’or. On transporte ce sédimentauprès d’un autre courant d’eau, pour lui fairesubir une nouvelle opération de lavage.
On se sert pour celui-ci de sébiles ou gamellesen forme d’entonnoir, larges de deux pieds enhaut et profondes de cinq à six pouces. Chaquelaveur se tenant debout dans le ruisseau, prendenviron cinq à six livres du sédiment aurifèredans sa sébile, y fait entrer une certaine quantiléçl’eau, l’agite avec adresse, de manière à ce queles paillettes d’or tombent au fond et sur les pa-rois du vaisseau en se séparant des autres sub-stances légères que l’eau entraîne avec elle.
On rince ensuite les gamelles dans une autreplus grande qui est remplie d’eau, et où l’or sedépose sous la forme de paillettes excessivementpetites , ou en grains de la grosseur d’un pois etau delà.
Les mines de Jaragua ont été beaucoup plusriches qu’elles ne le sont aujourd’hui : on les re-gardait comme le Pérou du Brésil .
Après les lavages de Jaragua , car on les nom-me plus exactement sous ce nom que sous celuide mines, M. Mawe cite celui de Canlagaüo , si-tué seulement à quarante lieues de Rio-Janciro ,