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Tome premier.
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677
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COBALT. 677

lette des peintres, puisque cette substance, parsa nature vitreuse, se refuse absolument à se dé-layer dans l’huile ; aussi, lorsqu’on s’en est servidans les fresques, ce n’a été qu’en le fixant aumoyen d’une colle ou d’un mucilage. On pouvaitdonc regretter qu’une couleur aussi belle, aussidurable et aussi abondante, ne pût rivaliser, surla toile, avec l’outremer, dont le prix est excessif.M. Thénard, en découvrant le moyen d’obtenirdu cobalt, un bleu d’une beauté égale au plus bril-lant outremer, et susceptible, comme lui, de sebroyer à l’huile et à la gomme , a donc rendu ungrand service à la peinture, et son nom, si juste-ment célèbre en chimie, se rattachera désormaisaussi aux belles productions de cet art divin. Lebleu de Thénard est un phosphate de cobalt etd’alumine (1).

L’une des plus jolies encres sympathiques estcelle que l’on prépare avec l’oxide de cobalt( safre) dissous dans de l’acide nitro-muriatique.Les caractères tracés sur le papier avec cette dis-solution disparaissent entièrement en séchant, etreparaissent colorés en vert tendre, quand onvient à chauffer légèrement le papier en le pré-sentant de loin au feu. L’expérience peut se ré-péter nombre de fois, si l’on n’approche pointde trop près ; et à chaque épreuve, les caractèress’effacent complètement pour reparaître ensuite.

(1) Voyez Journal des mines, t. xv, p. 128.