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Tome second.
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PIERRES D’APPAREIL. 3l

journellement, e'tait aussi celle des Romains etmême des Egyptiens ; car, en remontant le Nil jusqu’aux Cataractes, on trouve à cette hauteur,à travers les rochers de granit, les carrières d’oùl’on détachait les blocs qui servaient à exécuterccs statues colossales qui ont été l’objet del’admiration de tous les siècles (i). « 11 semble ,dit M. Denon , qu’on ait voulu illustrer lesmasses qui les ont produites, en laissant sur laplace des inscriptions hiéroglyphiques qui enfont peut-être mémoire ; » l’opération par la-quelle on détachait ces blocs devait être la mêmeque celle que l’on emploie de nos jours , etc.

J’ai visité en Allemagne un vaste chantier na-turel , où une infinité de blocs roulés de granitnoir et blanc de toutes les dimensions sont en-tassés et réunis sur le penchant d’une montagnenommée la Mer-des-Pierres ou la Montagne-des-Pierres (FeJsberg). J’appelle cette réunion demasses de granit chantier naturel , parce qu’à uneépoque très-reculée on vint exploiter plusieursde ces blocs roulés, et qu’il en existe encore plu-sieurs qui sont ébauchés ; l’un d’eux, nommé Y au-tel, a neuf pieds de large , douze de long et huitde haut. On remarque dans la partie supérieuretrois traits de scie, et la place des coins que l’on

(i) Vivant Denon, Voyage dans la Haute et Basse-Egypte , t. 2 , p. 76, et pl. lxvui , n° 2 de l’atlas.