PAVÉS. 67
étonner le bloc, et qu’ils achèvent de diviser parun simple coup du manche.
Ces grès, qui sont généralement assez blancs,dont le grain est égal et fin, ne présentent aucuneapparence de ciment; ils se trouvent en bancscontinus ou en grosses masses isolées , au milieud’un sablon fin et mobile, qui prend en s’agglu-tinant de plus en plus la consistance du grès leplus vif et le plus tenace. Les ouvriers qui tra-vaillent au pavé , dans la foret de Fontainebleau,pour désigner, dans leur langage, ces diversesqualités du grès qu’ils taillent journellement, ontadopté, pour s’entendre entre eux, les noms degrès pif, de grèspaf et de grès pouf. Le premier,qui se nomme aussi grisard à cause de sa couleurplus foncée, est trop dur pour servir au pavé ; lesecond est celui qu’on exploite pour cet usage ,et le troisième se réduit en sablon quand on lefrappe avec la masse. * *
Comme il s’échappe du grès qu’on taille, unepoussière extrêmement fine, qui s’élève commeune petite fumée blanche au moment où l’ouvrierle frappe pour l’étonner, ces tailleurs de pavésne manquent jamais d’assurer, quand on les visite,que celte poudre peut pénétrera travers une bou-teille hermétiquement bouchée, qu’on tiendrait àdessein près du lieu où ils travaillent; mais ce quin’est que trop vrai, c’est que cette même poussièresiliceuse pénètre danslabouche de ces malheureux