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à vingt pieds de diamètre, qui se montrent aujour, et qui se font particulièrement remarquersur les dépôts gypseux des hautes montagnes (i).
La France, 1 Espagne, l’Italie, la Sicile , etplusieurs parties de l’Allemagne , sont très-richesen carrières de pierres à plâtre. Quelques-unes,exploitées de temps immémorial, sont d’un pro-duit considérable, soit par la consommation lo-cale, soit par l’exportation qui se fait d’une ma-nière très-active vers les contrées qui sont à peuprès privées de cette substance utile , telles quel’Angleterre , la Suède , etc. (2).
L’exploitation du gypse se fait ordinairementà ciel ouvert, et au moyen de la poudre, descoins, du pic à roche, et des leviers; quelquesplâtrières sont cependant souterraines, et entreautres celle d’Aix en Provence . Le gypse détachéen gros blocs , est réduit en morceaux peu volu-mineux avec des masses de fer, et transporté sousdes hangars voisins, qui sont partagés en cases
(1) Saussure, Voyage dans les Alpes , § ia 38 , 12^1 ;Patrin, Histoire naturelle des minéraux , t. m; p. 201;Iléricart de Tliury, Description minéralogique de VIsère.( Journal des Mines, n° 189.)
(2) Le plâtre se vend à Paris i 5 fr. le muid, composé detrente-six sacs, qui pèsent environ un quintal chacun. L’ex-portation du plâtre de France s’est élevée, pour les années1816 et 1817 réunies, à près de 22 millions de kilogrammes.{Ann. des min. , année 1818. )