PIERRES A PLATRE.
III
l’eau qu’il contenait avant d’être cuit ; et l’expé-rience a prouvé qu’il peut en absorber un volumeégal au sien.
Pendant cette opération , bien simple en ap-parence , il se passe plusieurs phénomènes inté-ressa ns :
i° Le plâtre reprend l'eau dont il a été privépar l’action du feu ;
2 ° Il se fait une cristallisation confuse pendantlaquelle des milliers de peti ts cristauxse produisentpresque instantanément, s’accrochent les uns auxautres et donnent naissance à un tout solide.
3° Il y a production de chaleur, parce quel’eau solidifiée abandonne une partie de soncalorique en passant d’un état moins dense àun état plus dense.
4° Enfin il y a gonflement et augmentationde volume, parce qu’il y a cristallisation con-fuse et précipitée , que les molécules n’ont pointassez de temps pour s’arranger, etc. Les mou-leurs et les maçons obvient quelquefois à cetinconvénient, en mêlant au plâtre quelques sub-stances pulvérulentes qui ne peuvent point enaltérer la blancheur.
L’avidité du plâtre bien cuit pour l’eau , esttellement active , qu’il arrive souvent que lesouvriers sont ohhgés d’en gâcher peu à la foiset de l’employer à mesure qu’ils le préparent.