ARCHITECTURE.
Il8
humus ; ces antiques alluvions ont été rassem-blées par des transports analogues à ceux quis’exécutent journellement sous nos yeux , et dontils conservent les traces les plus évidentes.
Tant dç matières pulvérisées, lavées et pré-parées d’avance à l’aide des grands moyens na-turels ne pouvaient rester enfouies sans qu’onen tirât quelque avantage ; aussi les arts s’appro-prièrent-ils à l’envi celles qui pouvaient faciliterou abréger leur marche : mais de toutes ces appli-cations , la plus ancienne et la plus importanteest celle qui en a été faite de temps immémorialà l’art de fabriquer les mortiers dans lesquels lessables entrent comme principes essentiels etcons-tituans. Les sables de construction, les seuls quinous intéressent pour l’instant, se distinguent en-tre eux par les lieux d’où on les extrait. On con-naît donc i° le sable de rivière ; 2 0 le sable fos-sile , de ravin ou de fouille ; et 3° le sable demer.
Le sable de rivière , abstraction faite de sa com-position ; que nous supposerons toujours émi-nemment quarzeuse , par les raisons qui en ontété données ci-dessus , est généralement plus es-timé que celui des fouilles , parce qu’il est pluspropre et plus égal. Les maçons recherchent lesable qui est rude au toucher, qui crie quand onle remue , et dont la grosseur est moyenne.