l'AO
A iï ClilTF.CïtîliE.
ployé par le gouvernement pour la garniture dupavé de la ville; il coûte aux particuliers 4 f. 5o c.le tombereau attelé de deux chevaux rendu à piedd’œuvre.
Le sable de mer est le moins estimé des trois,et l’on ne s’en sert qu’à défaut des autres. L’onconçoit, en effet, qu’il a besoin d’étre soigneu-sement lavé dans l’eau douce ; car s’il conservaitla plus légère partie du sel qu’il contient naturel-lement , il causerait infailliblement la destructiondu mortier dans lequel on aurait eu le malheurde l’employer, soit en entretenant une humiditéconstante , soit en en désagrégeant les élémenspar les efflorescences salines qu’il chasserait con-tinuellement au dehors. Du reste, ce sable lavédans une eau courante peut être tout aussi bonque le sable de rivière, dont il provient souvent.
L’on A'oit donc que ce n’est pas le lieu d’où l’ontire les sables qui influe sur leurs qualités , maisseulement les substances qui entrent dans leurcomposition ou qui y sont acciden tellement asso-ciées. Je réserve ce qui me reste à dire des sablessous le point de vue du rôle qu’ils jouent dans laconfection des mortiers, pour l’article où j’expo-serai ce que l’on sait de plus positif sur la théoriede ces préparations dont la chaux et le sable sonttoujours les principales bases.
Les sables de construction sont encore em-ployés à plusieurs tisages : ils servent, et surtout