POUZZOLANES.
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puisqu’elle ne pèse que soixante-quinze livres lepied cube, et se distingue des autres tuffas vol-caniques par la nature de ses élémens , qui sontgénéralement ponceux ou vitrifiés. Certainespouzzolanes blanches d’Italie sont également com-posées de fragmens de pierre-ponce.
On exploite cette pouzzolane particulière àKrust et à Pleyth, près Andernacb, dans la valléede Brosbach, sur la rive gauche du Rhin, où il enexiste de vastes carrières exploitées à ciel ouvert.Réduite en morceaux irréguliers, on l’embarquesur le fleuve jusqu’à la ville de Dordrecht , àl’embouchure du Rhin et de la Meuse , où on lapulvérise dansdesmoulinsparticuliers(i),mus parle ventoupar des chevaux. Cette poudre précieuseest employée dans la construction des digues; elleprend alors le nom de trass, du hollandais tirasse ,ciment. Elle fut connue des Romains, qui exploi-tèrent aussi les carrières de pierres à meules demoulin, ainsi que le prouvent des inscriptionsantiques trouvées aux environs (2).
L’emploi de la pouzzolane trass oui d’une sihaute importance pour la Hollande, qu’on nel’y introduit qu’après avoir vérifié si sa qualitén’en a pas été altérée par quelques mélangesfrauduleux. On procède à l’épreuve, en formant
(1) Voyez-en la figure, Journal de physique , mars 1779,p. 119, fig. 1 et 2.
(2) Statistique du ci-devant département de Rhin et Moselle.
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2.