MORTIERS.
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rement à chaud, et on le polit soit avec une agate,soit avec un fer chaud. On en forme aussi unecouche mince, soit sur des paremens de murs,soit autour d’une colonne de pierre brute, etc. LesItaliens excellent dans l’art du stucateur ; maisles anciens l’ont aussi parfaitement connu , carles chambres sépulcrales des rois de Thèbes ensontdécorées (i),etl 'albaria opéra des Romainsétait une espèce de stuc.
Parmi les différentes décorations de stuc qu’onpeut voir à Paris , il n’en n’est point de plus belleque celle du Muséum de l’hôtel royal des Mon-naies. On fait aussi du stuc dans l’Inde . Thévenot,et plus récemment lady Maria Graham , citent cetusage comme étant très - répandu , on s’en sertpour exécuter des colonnes, des entablemens ettoutes espèces d’ornemens, à Madras, à Calcutta ,et dans plusieurs autres villes de l’Inde (2). Celuiqui est blanc , et qui imite le marbre de Paros ,est très-eslimé et parfaitement exécuté.
On a fait un grand nombre d’essais pour par-venir à composer avec différens mélanges dechaux, de pouzzolanes, de sables, etc., des pierresartificielles qui devaient au besoin remplacer lespierres naturelles : on y voyait un grand moyend’économie, puisqu’on pouvait avoir recours aumoulage , et éviter les frais de la taille. On a
(î)Denon, Voyage dans la Haute et Basse-Egypte .
( 2 ) Journal d’un séjour aux Indes.