BRIQUES ET PISÉ. 160
qui est destiné à remplir les pans de bois desmaisons delà campagne; ce.bousillage n’est qu’unmélange de foin enduit de terre grasse; maïs ilprésente l’avantage d’être très-expéditif, très-économique, et susceptible d'être exécuté parles habitans eux-mêmes, et sans avoir recours auxouvriers étrangers. La terre grasse seule, dé-trempée, sert de mortier pour lier les moellonsdes constructions ruralçs , et 'particulièrementdes clôtures ; quand on y ajoute une petite quan-tité de chaux, ce mortier devient assez solide.(Voy. Mortier .)
Depuis quelques années seulement, on a ima-giné de fabriquer des briques, par pression , avecdes terres réduites en poudre, légèrement hu-mectées : je crois que la presse hydraulique deMM. Molerat, que j’ai vu manœuvrer à Poully,près Beaune , est une des premières qui aientété exécutées en France . Je ne puis la décrire ici,parce qu’elle est assez compliquée ; mais, pourdonner une idée de l’effet de cette belle machine,qui est fondée sur l’incompressibilité de l’eau, ilsuffira de dire que les briques se moulent dansdes formes de fer fondu très-épaisses, et que,lorsqu’elles sont comprimées au point conve-nable , il faut l’aide d’un cric pour les en sortir.Tout est si bien entendu dans celte fabrication ;lesmouveroens y sontsibien combinés, que quel-ques minutessuffiscntàla confection d’une grande