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ARCHITECTURE.
fabriquer est si grossière et si éloignée de celledont je veux parler, que je la considère commel’cnfance de l’art, et comme absolument impro-pre à fournir de bonnes couvertures. En effet,tout le monde sait que l’on dispose les ardoisessur la couverture , de manière à ce qu’elles soientrecouvertes les unes par les autres sur les deuxtiers de leur longueur , et que la partie qui resteau jour, et qu’on nomme puraux, np présenteque le tiers seulement de cette longueur totale.En suivant cette méthode , on empêche que levent ne puisse soulever les ardoises ; et s’il vientà en tomber une , il n’en résulte point de gout-tière ; mais si chaque pièce est inégale et irrégu-lière , il n’y a plus de possibilité de les faire join-dre, en les plaçant les unes à côté des autres. Lespuraux seront inégaux de largeur ; et lorsqu’ilviendra à manquer une de ces ardoises irrégu-lières , il devra nécessairement en résulter unegouttière. Enfin, l’on ne peut plus calculer lenombre qu’il en entre dans une surface donnée ;et l’on est ordinairement obligé de payer non pasau nombre, mais à la toise carrée, lorsque l’ar-doise est placée (1). Dans les Alpes , en Dauphinéet en Savoie , on adopte trois ou cinq patronsd’ardoises, et l’on sait toujours d’avance combien
(i) L’ardoise verte de Villac de Périgord , qui est excessive-ment laide et inégale, se paie à raison de 4 f r - 5o c. la toisecarrée , lorsqu’elle est posée.