ARDOISES.
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il en entre dans la toise carrée. J’ai fait exploiterpendant plusieurs anne'es une petite ardoisièredans la vallée de Chamouny, où je faisais taillertrois numéros d’ardoises. Deux cent cinquante-deux des plus grandes suffisaient pour couvrirles trente-six pieds carrés ; en ne donnant qu’untiers aux puraux, il en entrait cinq cent quarantedes secondes, et six cent quarante-huit petites.
Les petites ardoises ont le défaut d’augmenterla dépense du clou, mais elles ont le grandavantage de produire des couvertures qui ré-sistent parfaitement à l’effort du vent et au poidsde la neige ; elles résistent aussi fort bien au poidsdes échelles et des couvreurs, lorsqu’ils font larevue des toitures. D’ailleurs, le prix est propor-tionné à leur grandeur; et il y a telle ardoise,dont le mille comporte quinze cents : cela dé-pend des usages établis dans les fabriques. Il nefaut pas croire aussi que l’ardoise mince et légèreest toujours préférable à celle qui a une plusgrande épaisseur, et par conséquent un plusgrand poids : ces dernières sont très-bonnes dansles pays où il règne des vents violens, et où iltombe une grande quantité de neige. En Savoie ,par exemple, non-seulement on recherche l’ar-doise épaisse et solide, mais on dispose encorela toiture de manière à ce que la neige ne puissepoint s’y amasser. On y parvient, en faisant fair^aux nans des couvertures un angle de quarante-