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par les hommes ou les animaux. L’on ne sauraitdonc trop recommander le soin de passer au blancl’intérieur des bàtimens de la campagne au moinsune fois par an.
L’usage de blanchir l’extérieur des bàtimenschampêtres, donne au paysage un aspect riantqui influe beaucoup sur la sensation qu’il faitéprouver au voyageur ; les contrées qui l’ontadopté, paraissent beaucoup plus riches et beau-coup plus peuplées que les autres, parce que laplus chétive cabane se dessine au loin , parce quele soleil, en éclairant fortement toutes ces fa-briques blanchies, les fait ressortir sur le fondvert ou rembruni du sol, à travers le feuillagedes arbres qui les entourent, qu’aucune n’est per-due pour l’œil, et que tous les plans du tableauen sont successivement enrichis. Enfin , commeon ne badigeonne que les murs qui sont crépiset frottés, cela désigne toujours une bâtisse plussoignée et plus durable que ces misérables habi-tations que l’eau des pluies ne cesse de dégra-der, dont les pierres sont désunies, qui serventde retraites aux animaux les plus dégoûtans, etqui offrent partout l’aspect triste et délabré desruines prématurées.
Les badigeons colorés sont composés d’unelaitance de chaux dans laquelle on introduit unecertaine dose soit d’ocre jaune, d’ocre rouge oude charbon pilé. On y ajoute quelquefois un peu