BADIGEONS. ig5
d’alun pour le rendre plus solide , et un peu decolle de Flandre pour celui que l’on pose dansl’intérieur des maisons ; sans cette précaution,il tache quand on y touche.
Le badigeon ordinaire de Paris se pose à l’aided’une corde à nœuds que l’on fixe au faîte desmaisons, et à laquelle les ouvriers se suspendent;ils l’étendent avec de grosses brosses attachées àl’extrémité d’une perche, et se font payer à raisonde 12 fr. la toise carrée.
Le badigeon rouge qui sert encore à Paris pourcolorer les carreaux des appartemens, est faitavec l’ocre rouge dit rouge de Prusse. La cirefrottée en avive la couleur, et s’oppose à ce quel’eau ne le délaie. L’on en prépare aussi quiporte son lustre, et qui n’a pas besoin d’être ciréet frotté; d’autres se posent à l'huile.
Le badigeon blanc se fait ordinairement à lachaux vive , et se pose à la brosse ou au balai ; cedernier, qui n’est jamais uni, s’appelle rustique.On se sert aussi, dans quelques contrées, d’unepierre calcaire blanche et farineuse qui se dé-laie aisément dans l’eau, et qui produit un beaublanc. On donne une grande solidité au badi-geon ordinaire, en dissolvant la chaux ou lesocres qui servent à le colorer, dans de l’eau quel’on a fait bouillir avec des pommes de pin. L’ex-tractif résineux, qui est insoluble à l’eau froide,fait ici l’office de mordant, et résiste parfaile-
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