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Tome troisième.
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GÉNÉRALITÉS.

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de métal, empreinte de ponce, de tripoli ou d’é-meri , qu’ils jugent véritablement assez bien ledegré de dureté des gemmes , et qu’ils parvien-nent , même ordinairement, à les distinguer lesunes d’avec les autres ; la difficulté, ou l’aisancequ’ils éprouvent à leur faire prendre le poli,leur sert également de donnée. 11 est vrai quecette propriété ne peuts’cssaycrquesurlcspierresbrutes, et qu’à l’égard de celles qui sont polies etmontées, il faut s’en tenir à la facilité plus oumoins grande avec laquelle les corps sont rayéspar elles.

Il y a donc deux manières d’apprécier la du-reté des pierres , soit eil essayant de les rayeravec des corps dont la dureté nous est connue ,soit en cherchant à entamer ces corps avec lespierres elles-mêmes.

Dans le premier cas , où l’on agit directementsur les pierres, on se sert d’une lime , d’une lame:ou d’une pointe de fer.

La lime est le plus mauvais de tous les instru-mens dont on fait usage pour essayer la duretédes pierres fines ; car lorsqu’on la passe à leursurface, ou sur leurs arêtes, il se forme souventdes glaces qui augmentent avec le temps , et quien diminuent la valeur. Aussi les anciens ne souf-fraient-ils point qu’on fit cette sorte d’épreuvesur leurs pierres (i).

(i) Pline , Hist. not, , liv. xxxvii , chap. 10.