DIAMANT.
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qu’il se trouve associé avec l’or , comme nousavons vu, en effet, qu’il l’accompagne dans leslavages du Brésil ; mais , s’il est constant que lediamant ait été connu des anciens , il paraît, aumoins aussi certain qu’ils n’ont jamais su le taillerni le polir , et qu’ils ont ignoré ce qui en faitréellement tout le prix comme objet de luxe. Ilest très-vraisemblable , en revanche , qu’ils s’enservaient pour graver leurs magnifiques caméeset leurs belles intailles, en en fixant des fragmensavec solidité à l’extrémité des outils qu’ils ajus-taient sur leur touret (i).
Si l’on en croit Heeren, les diamans étaient undes articles du commerce que les Carthaginois/'faisaient avec les Etrusques ; tout porte à croire,en effet , que l’on exploitait des mines de dia-mant dans l’intérieur de l’Afi ique, mines qui noussont absolument inconnues aujourd’hui.
Ce fut seulement en 1476 que Louis de Ber-guem découvrit l’art de vaincre le diamant parle diamant lui-mème, et parvint à le tailler et à lepolir à l’aide de sa propre poussière. Le premierdiamant poli qui parut après la découverte de ceLouis de Berguem de Bruges , en 1476(2), appar-tint à Charlcs-le-Téméraire, dernier duc de Bour-gogne , qui le portait au cou, entouré de trois
(1) Laurent Nater, Comparaison rie Part de graver surpierre , chez les anciens et chez les modernes.
(2) Goguet, Origine des arts, t. ni, p. 321.