rubis balais. Il perdit ce précieux joyau à la ba-taille de Morat en Suisse . Les Bernois qui le trou-vèrent le vendirent à de riches négocians d’Augs-bourg qui le revendirent à Henri VIII , roi d’An-gleterre, ctl’unede ses filles l’apporta en dot auroi d’Espagne Philippe II . On ignore ce qu’il de-vint depuis , telle est au moins l’histoire qui estrapportée par presque tous les auteurs du temps.On a dit aussi que ce diamant est notre sancy (1).
Avant cette époque, on portait déjà des dia-mans comme objets d’ornement, et l’on n’esti-mait que ceux qui , cristallisés en octaèdres, of-fraient une pointe ou pyramide naturelle. Ils por-taient alors le nom de pointes naïves ou ingénues .On assure que le manteau de Charlemagne , ainsique celui de saint Louis étaient ornés de dia-mans non polis.
Dans les premiers temps où l’on commença àtailler et polir les diamans, on les décroutait enles frottant fortement l’un contre l’autre, et c’é-tait la poussière qui en résultait, et qui portaitle nom à'égrisée , qui servait à les user, et à leurprocurer le poli le plus brillant. Aujourd’hui l’onabrège infiniment l’opération en effectuant leclivage, ou du moins en enlevant les portions quel’on veut sacrifier à l’aide d’un fil d’acier ou delaiton enduit de poudre de diamant, humectéede vinaigre.
(i) Le solitaire du vicomte d’Arlincourt, p. 317.