de chapelets avec ces pierres percées, et l’on as-sure que l’on est forcé , quand on négocie aveceux , d’en prendre pour un tiers de la valeur dumarché. ( Léman. ) Les cornalines que l’on vendà Bombay y sont apportées de la province de Gu-zarate dans l’Inde , et, suivant Niebuhr, les plusbelles viennent du golfe de Gambaye.
Les lapidaires distinguent avec raison deux es-pèces de cornalines , par rapport à leur beauté.Ccll es qui sont d’une couleur pâle , ou d’uneteinte jaunâtre , portent simplement le nom decornalines; et celles qui sont d’un rouge vif etfoncé, sont connues sous le nom de cornalines devieille-roche. Ces dernières sont très-estimées, àcause de la beauté de leur couleur et de leurgrande rareté ; car , parmi la quantité énormede cornalines qui sont répandues dans le com-merce, il en est très-peu qui appartiennent réel-lement à celte belle espèce. La plupart sont ta-chées ou sont d’une couleur pâle et jaunâtre. Onassure que les Japonais ont le secret de perfec-tionner la couleur de ces pierres en la rendantplus intense, plus égale et plus flatteuse à l’œil ( 1);mais, pour les maintenir dans un prix toujoursélevé , ils n’en passent que quelques-unes parmi
(i; M. Buisson, bijoutier fort instruit, m’a assuré que l’onbrûle les cornalines d'un jaune rougeâtre dans un bain desable , et qu'après les y avoir laissé refroidir, on les en retirepourvues d'une couleur rouge uniforme.