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le grand nombre de cornalines ordinaires qu’ilsenvoient en Europe . On donne quelquefois lenom de cornaline blanche à la simple calcédoine.
Les anciens divisaient aussi les cornalines endeux espèces : ils appelaient cornalines mâles ,celles que nous nommons cornalines de vieille-roche , et cornalines femelles celles qui étaientpâles, jaunâtres ou défectueuses. Ils les tiraientdes Indes, d’Arabie, d’Epire, près de Leucade ,des îles d’Assos et de Paros , des environs deBabylone , et de Sardes en Lydie. On dit mêmeque c’est dans ce dei'nier lieu qu’ils découvrirentles premières.
Cette pierre fut très en vogue chez les Romains:aussi nous en reste-t-il un grand nombre de gra-vées ; et parmi celles qui existent dans la collec-tion de la Bibliothèque royale de Paris , on re-marque surtout le cachet de Michel-Ange ; —Hercule tirant sur les oiseaux du lac Stymphale ;— Hercule tuant Diomède ; — une belle tête dumême héros ; — Jupiter entre Mars et Mercure ,entouré du zodiaque; — enfin le buste d’Ulysse,gravé sur une très-grande cornaline, remarquablepar sa couleur qui la rapproche de la sardoine.
Les anciens, comme les bijoutiers modernes,relevaient l’éclat de leurs cornalines en les dou-blant de lames d’or ou d’argent. Les cornalinesbrûlées , qui ont été un moment à la mode, etsur lesquelles on gravait ces deux mots simplicité
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