QUARZ AGATE. 289
xi. Enhydre. ( Enhydros ou œil du monde chez
„ les anciens. )
L’enhydre n’est qu’une calcédoine blanche,ovoïde, dont le centre est creux et occupé parune goutte d’eau mobile.
L’intérieur de celte espèce de coque est tapisséd’une multitude de cristaux de quarz qui n’of-frent qu’une pyramide en saillie dans l’intérieur,et dont le reste du prisme constitue la coqueelle-même, en sorte que lorsqu’on vient à en po-lir la surface , on donne quelquefois naissance àune multitude de petites fissures par où l’eaus’échappe.
Les enhydres brutes sont ordinairement cou-vertes d’une croûte sale et raboteuse qui empêchede juger de la présence de l’eau, de manière quepour s’en assurer on est obligé de polir deuxportions opposées de la pierre, afin que la lumièrepuisse la traverser. Lorsque ces calcédoines, quisont d’un blanc laiteux, sont enhydres, on remar-que que la goutte d’eau se meut dans leur inté-rieur quand on les agite doucement, à peu prèsde la même manière que le fluide contenu dansles œufs : cette comparaison de Pline est très-juste.
Les calcédoines enhydres se trouvent dans lesenvirons de Vicence , sur le penchant de certainescollines volcaniques, telles que le Monle-Berico,