290 PIERRES PRECIEUSES.
Saint-Floriano, clc., où elles sont engagées dansune roche volcanique noire, qui entre en décom-position sur certains points, et qui leur per-met de sortir et de se détacher sans se briser: l’onen trouve aussi à File de Feroë .
Les belles enhydres sont fort rares , parcequ’elles sont peu répandues dans la nature, etparce que l’on en gâte la plus grande partie enles décroûtant; d’autres , après avoir résisté aupoli,se tarissentauboutdeplusieursmois, elc. Onparvient, dit-on, à leur rendre leur eau, en lesplongeant dans de l’eau chaude, et en les y lais-sant refroidir, mais peu de temps après elles setarissent de nouveau.
La plus belle enhydre que j’ai vue était celle quiappartenait à Faujas; son volume était égala celuid’une forte aveline, etla goutte qu’elle renfermaitétait grosse comme une merise. Le savant natu-raliste qui la portait en bague ne s’est jamaisaperçu qu’elle eût diminué de beauté.
Une grande chaleur, et un froid capable de ge-ler l’eau , sont également préjudiciables aux en-hydres, et l’on en sent bien la raison, puisque l’unet l’autre cas fait éclater l’enveloppe , et donneissue au fluide qui en fait toute la valeur.
Les anciens quiconnaissaientparfaitementl’en-hydre, la rangeaient au nombre des merveilles dela nature,souslenom d’ œildumonde; maisaujour-d’hui nous connaissons plusieurs autres pierres