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différentes figures dessinées en brun , lesquellesont été peintes sur des calcédoines avec des dis-solutions métalliques qui, en meme temps qu’ellessèchent, corrodent l’agate et prennent une cou-leur brune. 11 est facile de reconnaître ces pierresfigurées factices, parce que leurs dessins sontbeaucoup plus finis que ceux qui se trouvcntnatu-rellement à la surface des agates, et que cespierres falsifiées représentent toujours quelquesujet merveilleux.
Parmi les différentes liqueurs corrosives et co-loiantes que l’on emploie à faire ces petites tri-cheries , la plus ordinaire est une dissolution de.vitriol bleu (cuivre sulfaté) dans une certainequantité d’eau-forte.
Les anciens ont beaucoup parlé des pierres fi-gurées ; mais celle qu’ils citent par excellence ,est l’agate de Pyrrhus, qui représentait Apollon tenant une lyre, entouré des neuf Muses, chacuneavec l’attribut qui la caractérise (i). 11 est inutilede dire que cette agate était factice ou que l’ima-gination croyait y voir ce qui n’y existait réelle-ment pas.
J’ai vu, il y a quelques années, entre les mainsd’un marchand de Moscou une calcédoine quireprésentait les armes de son souverain; il cher-chait à la placer , mais l’exécution en était si par-
(i) Pline, Hist. nat ., liy. xxxvn , chap. i.