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Tome troisième.
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344 PIERRES PRÉCIEUSES.

qui lui est propre et qui le fait paraître commefrotté d’huile ; le poli qu’il est susceptible d’ac-quérir ne lui fait point perdre ce coup d’œil grasqui le fait toujours reconnaître parmi les autressubstances que l’on travaille et qui jouissentd’ungrand degré de dureté.

Le type de cette variété est le jade chinoisconnu sous le nom de pieire de iu, ainsi queM. Abel Piemusat l’a si parfaitement prouvé dansla savante dissertation qui termine son histoirede la ville de Khotan.

Cette pierre, qui nous est apportée de la Chine ,soit en galets arrondis, soit en objets travailléssouvent avec une délicatesse extrême, varie decouleur depuis le blanc de cire jusqu’au vert olivefoncé. On ne distingue dans sa cassure ni grainsni lames, ni aucune trace d’agrégation de superpo-sition; c’est une pâte tout homogène qui sembleavoir pris de la consistance sur place, après avoirété simplement gélatineuse. Voilà l’idée qui se pré-sente quand on examine avec soin un bloc ou unvase de jade, etc’estprobahlement à cette compa-cité même , à ce tissu invisible , que cette pierredoit sa ténacité extraordinaire.

Les couleurs du jade sont en harmonie avecl’homogénéité de sa pâte ; ce ne sont point desteintes vives disposées par taches ou par bandesdistinctes, ce sont des nuances ordinairementdouces, peu foncées, étendues et fondues avec