Band 
Tome troisième.
Seite
345
JPEG-Download
 

FELSPATH.

345

égalité, dans lesquelles on a peine à distinguerquelques parties nuageuses un peu plus opa-ques , qui semblent nager dans un milieu plusclair, à peu près comme cela se voit dans l’ami-don cuit que l’on passe à travers un linge. J’in-siste sur cette comparaison parce que je crois quele jade, et peut-être plusieurs autres substancesminérales, ont été primitivement gélatineuses ,qu’elles se sont plutôt durcies que cristallisées, etqu’elles ont acquis de la consistance à la manièrede la cire, des gélatines, etc. Ne voyons-nous passouvent que des dissolutions trop concentrées quine peuvent point cristalliser , donnent naissanceà des masses compactes non cristallines?

Le jade n’est point opaque , il jouit d’une lé-gère translucidité que l’on compare avec jus-tesse à celle de l’huile figée et à celle de la cireblanche ; il en a aussi l’onctuosité et la cas-sure.

La dureté du jade est presque égale à celle ducristal de roche, mais elle est beaucoup moinsremarquable que sa ténacité extrême qui est telle,que le marteau le mieux trempé rebondit à sasurface plusieurs fois avant de le briser, et quedes pièces minces, délicates en apparence, jouis-sent cependant d’une grande solidité. C’est doncà cette propriété que le jade doit le prix que l’ony attache à la Chine et dans l’Inde ; et cette fa-culté de soutenir le choc, jointe à celle de résister