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Tome troisième.
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34'J PIERRES PRÉCIEUSES.

au feu(i) et à l’action des liqueurs corrosives ,étaient suffisantes, en effet, pour lui attirer cettesorte de prédilection. L’on a dit, sans aucune es-pèce de preuve, que le jade était beaucoup plustendre au moment où il sort de son lieu natal quelorsqu’il a passé quelque temps à l’air ; mais lefait est que cette pierre est excessivement diffi-cile à travailler, et que l’on emploie probable-ment l’émeri chinois et la poussière de diamantpour la tailler, l’évider et la polir ; aussi les va-ses, et tous les objets que l’on exécute avec le vé-ritable iu, sont-ils réservés pour les princes asia-tiques ou pour les particuliers opulens ; parmiles présens que l’empereur de la Chine envoyadernièrement au roi d’Angleterre . on y remar-quait un sceptre de iu. Doit-on s’étonner que l’onait cherché à imiter'une substance aussi précieuse,une pierre qui donne son nom à plusieurs riviè-res, cpie le prince ne dédaigne point d’aller re-chercher lui-même, et dont la plus petite piècejouit d’une grande valeur? En effet plusieurs pro-duits de l’art sont consacrés à cet usage, celui deremplacer et d imiter le iu. Telles sont certainesporcelaines verdâtres et un émail blanchâtre defabrique japonaise nommé pierre de riz ( 2 ). 11

(1) Le jade est fusible comme tous les felspaths ; mais ilexige cependant un degré de chaleur supérieur à celui des foursà porcelaine. ( Saussure. )

(2) Klaproth a donné l’analyse de cette prétendue pierredans son Dictionnaire de Chimie.