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Lorsqu’elle est en morceaux d’une certaine épais-seur, elle paraît ordinairement tout-à-fait opaque ;mais, quand on en examine les bords ou les par-tiesminces, on trouve qu’elle est d’une couleur fu-ligineuse voisine du vert bouteille, cl qu’elle jouitd’une demi-transparence assez sensible. L’obsi-dienne raye le verre blanc factice, ne s’éclairepoint quand on la place sur des charbons ar-dens, mais se fond très-facilement au feu du cha-lumeau.
L’on trouve de nombreuses variétés d’obsi-dienne dans les terrains volcanisés ; nous ne nousattacherons qu’à celles qui ont été mises en œuvreet qui le sont encore aujourd’hui.
i. Obsidienne noire. Son opacité n’est qu’ap-parente, car lorsqu’elle est réduite en lames très-minces, on observe qu’elle est demi-transparenteet que sa couleur est simplement grise. Cette va-riété forme des masses très-irrégulières et très-fragiles qui se cassent en larges écailles onduléeset conchoïdes.
L’obsidienne noire se trouve en Islande auxenvirons du mont Hécla, aux îles de Lipari , deMadagascar, de l’Ascension, au Pérou près Quito ,au Mexique, et à Tokai en Hongrie . Le poli par-fait que reçoit ce verre naturel l’a toujours faitrechercher pour en exécuter des miroirs; on letirait d’Ethiopie au temps de Pline, et l’on sait eneffet qu’il existe des volcans éteints dans cette