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Tome troisième.
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OBSIDIENNE.

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partie reculée (le l’Afrique . Les peuples de l’an-tiquité en faisaient le plus grand cas, puisque Au-guste dédia, à titre de merveilles, quatre figuresd’éléphans exécutées avec celte matière,au tem-ple de la Concorde à Rome (i). Les Gouanchesqui habitaient Ténériffe, les naturels du Pérou etles habitans de plusieurs autres parties du Nou-veau-Monde, en formaient aussi des miroirs , enfaçonnaient des dards , des couteaux , des poi-gnards analogues à ceux que nous avons décrits etfigurés à l’article des silex. Le volcan du Mexique qui fournissait cette pierre ou plutôt ce verre na-turel porte encore le nom de Montagne des Cou-teaux (Serrodelas Nabayas). Hernandez prétendqu’il en a vu fabriquer centen une heure, et toutporte à croire qu’on profilait de la cassure con-choïde de ce verre, comme nous tirons parti de lacassure conchoïde du silex pour la fabrication denos pierres à fusil. ( Voy. cet article.)

En Europe , et surtout dans le nord, on fabri-que des bijoux de deuil avec l’obsidienne , qui yporte fort mal à propos le surnom d 'Agate d’Is-lande-, mais son emploi le plus intéressant estcelui de servir à faire des miroirs à l’usage despeintres paysagistes. L’on en voit un fort beaudans les galeries du muséum d’histoire naturellede Paris , qui a été exécuté avec l’obsidienne du

(i) Pline , iiv. xxxvii.