378 PIERRES PRÉCIEUSES.
qui fournissaient l’ambre dont les Phéniciens fai-saient le commerce exclusif ; il rapporta que leshabitans de ce pays se chauf faient avec de l’ambre,et qu’ils en vendaient aux Teutons, leurs voisins.
L’ambre était connu du temps d’Hérodote ,peut-être même du temps d’Homère , et cepen-dant nous ne connaissons point d’autres lieuxque les bords de la Baltique d’où on ait pu letirer avec abondance : aussi Forster, dans sonHistoire des decouvertes et des voyages faits dansle Nord , en tire-t-il la conséquence que les Phé-niciens avaient poussé leurs voyages jusqu’à cesrégions lointaines ( 1 ).
Pline assure que Néron envoya un chevalierromain, nommé Julianus , chercher une grandequantité d’ambre ; qu’il en rapporta en effet uneimmense provision, mais qu’elle fut brûlée enun seul jour , pour la pompe d’un spectacle degladiateurs.
De nos jours, je le répète, nous tirons le suc-cin de ces mêmes régions , et de plus de la Sicile et des environs d’Oviédo en Espagne . 11 existe degrands ateliers où l’on travaille l’ambre , tant àKœnysberg ■ Dantzick et Stolpe en Prusse, qu’àTriparti , et à Catane en Sicile .
Les Germains nommaient notre succin verre ,et les îles sur les bords desquelles il se trouve ,
(i) Forster, t. l , p. io.