384
daient point de leur solidité par suite de leur sé-jour au feu : ce qui prouve que l’amiante avaitété employée pure ou presque pure. Quant auxéchantillons de papier , ils n’étaient point aussiparfaits que les tissus; leur pesanleur, leur.épais-seur , leur peu de consistance , montraient assezcombien il restait encore à faire pour les amenerau point de perfection de nos papiers de chiffons,même de médiocre qualité. La gravure en taille-douce s’y imprime mal , l’impression typogra-phique manque aussi de netteté : ce qui n’a ce-pendant point empêché que l’on ait tiré quelquesépreuves de certaines gravures au burin et à l’eau-forte, et que l’on ait même imprimé un livre en-tier sur ce papier incombustible dont il existe unexemplaire dans la Bibliothèque de l’institut royalde France. La vice-reine d’Italie possédait, dit-on,un voile de dentelle de la fabrique de madame Per-penti.
En général, on peut prédire une réussite plussatisfaisante pour les tissus que pour les pâtesd’amiante, car étant obligé d’employer des collesanimales pour consolider les papiers ou les car-tons, on sent qu’elles cesseront de leur prêter dela consistance du moment où on les exposerait àl’action du feu. Quant aux encres, il serait faciled’en composer de rouges ou de noires, au moyeude plusieurs oxides métalliques qui sont fixes aufeu.