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Tome troisième.
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AMIANTE.

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qui la leur fournissait. On sait qu'ils connais-saient comme nous l’art de filer et de tisser cettepierre , qu’ils en faisaient des tuniques et dessuaires , dans lesquels on enveloppait le corpsdes grands personnages dont on voulait recueillirles cendres, sans qu’elles se mêlassent à celles dubûcher. On voit encore dans la Bibliothèque duVatican , un de ces draps incombustibles qui futtrouvé dans une urne funéraire déterrée à Rome en 1702, verslaporteNœvia. L’on nous parle ausside lampes perpétuelles qui étaient alimentées pardes suintemens de pétrole, et qui brûlaient à l’aided’une mèche d’amiante. De nos jours les ouvragesd’amiante sont de pure curiosité, quoiqu’ils soientbien supérieurs à ceux des anciens pour la déli-catesse du travail.

Nous trouvons, dans le Bulletin de la Sociétéd'encouragement (1), que madame Candida LenaPerpenti de Corne , réduit l’amiante de la valléede Malenco ( Piémont), en fds déliés dont ellefabrique des toiles et des dentelles assez fines ,tandis qu’elle profite des parties moins soyeuseset plus courtes, pour composer un papier égale-ment à l’abri des atteintes du feu. J’ai vu des échan-tillons de tous ces produits, et je puis assurerque les fils , la toile et la dentelle étaient fortsouples et d’un assez beau blanc , qu’ils ne per-

(j) XII* année , p. 166.