LIVRE V. CH AP. LXXI. 249
me parott que cette carbonisation du bois ren-fermé dans les terres, doit être attribuée à l’hu-midité dont il y est pénétré , et que c’est unevéritable oxidation formée par l’oxigène de l’eauréduite à l’état d’humidité ; a.° que la même trans-formation en charbon s’obtient par le moyen dequelques acides , et spécialement de l’acide sul-furique , comme beaucoup d’expériences faitespar Hatchett l’ont démontré. Cette carbonisationpar le moyen des acides, dépend encore, ce mesemble, de l’oxigène qui se séparant peu à peude l’acide, se combine avec la substance végétale»En formant des grands amas de substances vé-gétales , la nature aura eu à sa disposition, desmoyens beaucoup plus efficaces bien qu’analoguesaux deux que nous venons d’indiquer.
§ 420. Si l’on veut se borner à supposerque dans quelque révolution du globe, d’im-menses étendues de terrain s’affaissèrent, et queles forêts dont elles étaient couvertes restèrentensevelies, il aurait du en résulter des amas
veines de calcédoine ; et dans quelques morceaux de bois char-bonisés du Yicentin, on observe de fréquentes cristallisations decette variété de spath calcaire qu’on connoît sous la dénominationde spath-cuboïde : ces cristaux du Yicentin sont toujours colorésen noir. Remarquons que de semblables cristallisations dépendentde la nature des terres qui sont en contact avec les matièresvégétales , et de l’action de l’eau. Quelquefois dans les ligniteson trouve encore des substances qui ont de l’analogie avec lesproduits de la végétation, comme l’ambre et les mellites (hônigstein).