LIVRE V. CHAR. LXXIV.
a ?9
puissent obéir à l’impulsion de leurs affinités ,partir des points où elles sont, et s’unir dansd’autres , c’est ce qui me semble un phénomènequi, s’il n’est pas impossible, est du moinsbien difficile à concevoir. Je crois cependantqu’un pareil phénomène peut avoir lieu oulorsque le composé n’est pas encore consolidé ,ou lorsque la cohésion d& ses parties est dimi-nuée par quelque circonstance particulière. Jame-son a encore écrit qu’il penche à croire que laformation de beaucoup de crevasses qu’on supposeavoir été remplies de haut en bas, est contem-poraine des roches qui les contiennent , et quedans la majeure partie des cas, les substancescontenues dans ces crevasses, ont été produitespar une simple cristallisation spontanée de lamatière de la veine dans une direction perpen-diculaire à celle des couches, en sorte qu’il n’ya réellement eu ni fentes antérieures , ni rem-plissage de ces fentes. Enfin Patrin a aussi admisle principe dont il s’agit ici, quoiqu’il ne l’aitpas appliqué , comme il l’aurait pu faire , auxdépôts métalliques. Dans 1 "'Histoire naturelle desminéraux , tom. 2 , pag. 266 , en parlant d’unjaspe œillé de Sibérie qui contient de petitsglobules différens de la masse, « il me paroît» probable, dit-il, que dans le principe les deux» matières étaient confondues : c’est par le jeu» des affinités qu’elles se sont séparées, et par