200 INSTITUTIONS GÉOLOGIQUES.
5> un procédé de la nature analogue à celui de» la cristallisation. »
§ 484. Si l’on désire de voir ce principe con-firmé par quelque observation directe , je rap-porterai la notice de celle qui m’a été communi-quée par un physicien aussi exact que M. r Broc-chi. La pyrite de cuivre d’Agordo rend en massede 4 à 5 pour cent. Extraite de la mine , on laréduit en morceaux à peu près de la grosseurdu poing, que l’on rassemble en tas pour lesfaire griller , et en séparer ainsi la plus grandepartie du soufre , dont une portion se volatilisesous la forme de gaz acide sulfureux , tandis quel’autre se ramasse sur la superficie du tas. Legrillage dure trois ou quatre mois , après lesquelsles morceaux se sont convertis en une massenoirâtre, crevassée et poreuse ; mais la partiecentrale est entièrement pyriteuse, et conservela couleur naturelle de la pyrite ou bien uneteinte bleuâtre. Ce qu’il y a de singulier , c’estque la pyrite en masse ne rend ordinairement,comme nous l’avons dit, que quatre ou cinqpour cent, tandis que le noyau après la torré-faction , fournit un produit de plur ^es deuxtiers : la croûte au contraire a beaûcoup per-du ainsi que M. r Brocchi s’en est directementassuré par des essais métallurgiques. Il sembledonc que les molécules de cuivre , pendant latorréfaction s ont successivement abandonné la